À la recherche du meilleur « booster »
L'équipe de l'immunologiste Zelig Eshhar, de l'Institut Weizmann des sciences en Israël, va imaginer, en 2001, la première des deux pièces de la queue, appelée CD3ζ qui a un rôle de co-stimulation. Elle va permettre aux cellules CAR-T, une fois qu'elles ont touché les cellules cancéreuses, de s'activer pour les détruire.
Pour que les cellules CAR-T ne meurent pas et soient moins fragiles, Michel Sadelain et son équipe du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC) à New York ajoutent, en 2002, un deuxième élément de co-stimulation appelé CD28. En 2004, c'est au tour de Dario Campana de l'hôpital St Jude de Memphis d'en mettre au point un autre qu'il nomme 4-1BB et qui permet une persistance encore plus longue des cellules CAR-T. Quand une de ces deux dernières pièces est greffée sur le récepteur chimérique, les cellules CAR-T peuvent se multiplier et persister suffisamment longtemps pour éliminer les tumeurs.
La mise au point des facteurs de co-stimulation permet un tournant décisif. En effet, les récepteurs de deuxième génération offrent aux cellules CAR-T les signaux nécessaires pour survivre, se multiplier et maintenir leur activité antitumorale chez les patients.
Véronique Molénat
FuturaSciences
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